Parmi une majorité de la population et de ceux que l’on range dans les « élites », les fonctionnements cognitifs ne sont pas aptes à appréhender le monde dans toute sa complexité.

Le traitement des problématiques du XXIè siècle a besoin d’approches systémiques, holistiques issues de la compréhension et du respect des interdépendances, des boucles de rétroaction.

Comprendre qu’entre deux extrêmes il existe nécessairement un juste milieu, souvent mobile, doit irriguer tous nos raisonnements, guider nos décisions.

Une pédagogie à grande échelle doit être déployée par la poignée de personnes qui possèdent cette double culture systémique et du juste milieu.

Tout projet politique de transformation doit passer sous les fourches caudines de cette double approche. De nouveaux moyens numériques de simulation doivent permettre d’expliciter, de démontrer, de challenger, de converger vers des solutions optimums, au service du bien-être durable de la majorité des populations.

En complément du langage, les modèles multimédias sont maintenant indispensables au franchissement d’un niveau « quantique » d’efficacité de la communication, de la co-construction de solutions les plus adaptées. Ces modèles doivent pouvoir créer des images mentales chez les citoyens, simuler différents scénarios contradictoires, y compris par le jeu.

L’ensemble de ces modèles numériques économico-sociaux sont à construire avec des financements significatifs, au même titre que les infrastructures de communications numériques par exemple.

Les enjeux sont immenses : préserver la démocratie en mettant en évidence l’absence de fondement des populistes, ou de certains groupes de pression ; promouvoir la créativité dans la recherche des solutions, en faisant le tri entre les faux principes et ceux qui sont intangibles, telle que la loi de la pesanteur en physique.

La France peut être leader dans le développement de ces modèles mener par toutes les démocraties responsables. Je rêve de faire partie de ce projet ambitieux, indispensable et salvateur.

Proposé par V. dans le 31, le 15 mars 2019 à 22h22 min

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